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DAX, LES ANNÉES FOLLES

  • il y a 3 jours
  • 2 min de lecture

Entre les sources thermales et vestiges romains, Dax cache aussi une signature architecturale issues des années 20 : l’Art déco. Il suffit de lever les yeux pour en profiter.



Photo 1 : Vue générale du Splendid (Cliché Laussu)

Photo 2 : L'ancienne salle de jeux de l'Atrium-Casino (Cliché Laussu)

Photo 3 : Le Hall du Splendid en 1929 (Coll. Laussu)



Une ville qui voulait être moderne


Dans les années 1920, Dax a une ambition claire : devenir une ville thermale moderne. Les eaux sont là ; la clientèle fortunée aussi. Il manque un décor à la hauteur. Alors on fait appel aux architectes et on construit. L’Art déco s’installe dans la sous-préfecture.


L’Atrium, sauvé de justesse


Inauguré en 1928, l’Atrium a traversé les décennies jusqu’à frôler la démolition dans les années 1990. La restauration qui a suivi a été méticuleuse pour accueillir de nouveau du public. Restaurant, concerts, spectacles — l’esprit des années folles sert de cadre à la vie culturelle. Il y a d’ailleurs quelque chose d’assez grisant à assister à un spectacle dans cette salle au décor incroyable.



Le saviez-vous ?

Hemingway y a séjourné. Sacha Guitry également, tout comme Lauren Bacall. `

Le Splendid, c’était le lieu où la vie mondaine de Dax se rencontrait, entre le fumoir, les salons, et les eaux pour les soins thermaux.



Le Splendid surplombe l’Adour


Édifié l’année suivante en octobre 1929, Le Splendid est le travail de l’architecte parisien André Granet — le même qui signera plus tard la salle Pleyel. Sa façade d’un blanc immaculé, ses lignes symétriques et sa sil- houette qui domine le bord de l’Adour lui ont valu une comparaison avec les grands paquebots de l’époque.

À l’intérieur, on comprend vite pourquoi l’endroit a fas- ciné. Encore aujourd’hui, le hall saisit : un mur de verre fumé aux découpes géométriques, un escalier monu- mental, un cascade lumineuse, le bar et la réception, la hauteur sous plafond... on ressent immédiatement cette époque où le beau n’avait pas de limite.


Quartier Saint-Vincent, la Villa Chinita, maison de l’architecte Pomade fête cette année ses 100 ans (Cliché Laussu)


Le fumoir du Splendid en 1929 (Coll. Laussu)


Ce que les façades racontent


Pour prolonger la visite, les amateurs pousseront la balade jusqu’au quartier Saint-Vincent où quelques villas privées sont signées Prunetti et puis Albert Pomade. On peut les découvrir en regardant simplement ce que les façades dacquoises ont à révéler.

Quartier Saint-Vincent, la Villa Chinita, maison de l’architecte Pomade fête cette année ses 100 ans (Cliché Laussu)


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POUR ALLER PLUS LOIN

L’office de tourisme de Dax propose des visites guidées du patrimoine

Art déco, dont le Splendid et l’Atrium.

 
 
 

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