ESSENTI'ELLES : Le festival des femmes chorégraphes
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11 ET 12 JUILLET · VIEUX-BOUCAU
À Vieux-Boucau, Mathilde Froustey fait danser l’été au féminin.Danseuse étoile à l’Opéra National de Bordeaux, passée par le San Francisco Ballet, elle orchestre les 11 et 12 juillet un événement consacré aux chorégraphes féminines. Entre spectacles gratuits et création mondiale signée Marie-Claude Pietragalla, la danseuse landaise nous raconte sa vision d’une danse accessible et plus représentative.
SLOWLY : Comment est né le festival Essenti’elles ?
Mathilde Froustey : Après le Covid, alors que les activités culturelles ont été considérées comme “non essentielles”, la commune de Vieux-Boucau décide de créer un festival. La municipalité m’a ensuite proposé d’en prendre la direction artistique. J’ai accepté avec l’idée de mettre en lumière les femmes dans la danse.
Pourquoi avoir choisi de consacrer le festival aux femmes chorégraphes ?
Parce qu’il existe un paradoxe assez fort avec la danse. Dans l’imaginaire collectif, la danse est associée au féminin : les danseuses, la sensibilité, la délicatesse. Mais quand on regarde les postes à responsabilité — direction artistique, chorégraphie, costumes, technique — les hommes sont très majoritaires. Pourtant les femmes créent, dirigent, innovent... mais sont moins visibles. Au final, c’est la mixité des regards qui compte. Plus il y a de diversité, plus la création est riche.
La diversité est une des valeurs du festival ?
Oui parce qu’on va voir des univers très différents et des artistes d’horizons très variés. Et puis la sororité, évidemment, pour placer les femmes au centre du récit artistique. Et l’accessibilité : la danse doit aller vers les gens. Quelqu’un qui n’a jamais vu de spectacle de danse va pouvoir vivre cette expérience-là.
Cette année, le festival accueille notamment une création mondiale de Marie-Claude Pietragalla... Oui, elle viendra présenter une création mondiale à Vieux- Boucau. C’est une immense artiste, une figure majeure de la danse française. Et c’est ce que j’aime dans ce festival : des propositions artistiques de très haut niveau et de la danse dans la rue.
Quel conseil donneriez-vous à un ou une jeune danseur ou danseuse aujourd’hui ?
De garder les yeux ouverts ! Il existe énormément defaçons de danser. On peut aimer le classique, le hip-hop, le contemporain... Il ne faut pas s’enfermer dans une seule. Cequi compte, c’est la joie de danser. Il y a plein de parcours possibles, beaucoup d’écoles. Il faut rester curieux et aller vers ce qui nous rend heureux.
LES COUP DE CŒUR DE MATHILDE FROUSTREY
Dimanche 12 juillet à 12h Place de la Mairie
Les Schini’s, compagnie de danse contemporaine de Bordeaux propose « Le Kiff ».
Un spectacle tout terrain, accessible à tous pour célébrer le plaisir. On en sort le cœur léger, avec l’envie de danser.
Samedi 11 juillet à 19h Place du Levant
Le spectacle « Raw » est une création de la Compagnie Kilaï. Un portrait brut de 4 dan- seuses entre sororité, freestyle et interaction... C’est hip-hop, c’est brut, ça sort sans filtre
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FESTIVAL ESSENTI’ELLES
Les 12 spectacles gratuits dans la ville
Et 3 soirées payantes Dates et billeterie :
@festival.essentielles
















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