LE TROU DES PAUVRES : UN BAIN D’HISTOIRE AU BORD DE L’ADOUR
- slowly mag
- il y a 3 jours
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À Dax, on connaît les ferias, la Salsa et les Thermes. Mais avant les thermes modernes et leurs cabines bien carrelées, il existait un lieu plus...populaire. Un bassin à ciel ouvert, semi-circulaire, niché sous le Casino : le Trou des Pauvres.
L’endroit doit son nom à celles et ceux qui venaient s’y soigner faute de mieux. Les crues de l’Adour déposaient du limon exactement là où jaillissaient des émergences d’eau chaude : un mélange parfait pour former une boue « miraculeuse ». On s’y trempait pour apaiser rhumatismes et migraines — c’était la version XIXème siècle du spa en libre accès.
À la fin du XIXème siècle, les médecins dacquois s’en mêlent : la ville organise son activité thermale,
les bains publics sont encadrés, et le site devient un lieu de stockage de la fameuse boue qui fera la réputation de la station. Aujourd’hui produite industriellement par TerDax, Régie des eaux de Dax), les plus curieux peuvent visiter l’usine, le parcours y est à la fois instructif et surprenant ! Le Trou des Pauvres n’a plus sa fonction première, mais il demeure un vestige rare de l’époque où
Dax soignait déjà. Comme s’il fallait démontrer le bienfait ancestral du thermalisme. Un petit détour sur les berges suffit pour imaginer cette histoire, un peu rude et étonnamment d’actualité.














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